<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1005937234532835545</id><updated>2012-02-16T02:03:48.751-08:00</updated><category term='Fatah'/><category term='Israël'/><category term='Droits de l&apos;Homme'/><category term='Syrie'/><category term='agriculture'/><category term='Conflit'/><category term='Hamas'/><category term='Maghreb'/><category term='Barghouti'/><category term='Monde arabe'/><category term='démocratie'/><category term='Libye'/><category term='Prolifération'/><category term='Moyen-Orient'/><category term='Politique'/><category term='Liban'/><category term='Territoires Occupés'/><category term='Iran'/><category term='Egypte'/><category term='Autorité Palestinienne'/><category term='Révoltes Arabes'/><category term='Tunisie'/><category term='Cinéma'/><category term='Turquie'/><category term='Palestine'/><category term='Europe'/><category term='Nucléaire'/><title type='text'>Jaffa Gate</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>jaffa gate</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01136397837942035890</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>12</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1005937234532835545.post-208733161575126872</id><published>2011-04-01T06:24:00.000-07:00</published><updated>2011-04-01T06:24:04.680-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Palestine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Barghouti'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Autorité Palestinienne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fatah'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hamas'/><title type='text'>Rencontre avec Mustafa Barghouti, Secrétaire-général de l'Initiative Nationale Palestinienne</title><content type='html'>&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Gqohd0RKFf4/TZXQy350rqI/AAAAAAAAAAw/l6sYd7dCqVA/s1600/Image5.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="210" src="http://4.bp.blogspot.com/-Gqohd0RKFf4/TZXQy350rqI/AAAAAAAAAAw/l6sYd7dCqVA/s320/Image5.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;Homme politique palestinien, arrivé second, derrière Mahmoud Abbas, à l'élection présidentielle de l'Autorité Palestinienne (AP) en 2005, avec 20% des voix, Mustafa Barghouti fait partie de ces infatigables opposants qui permettent d'observer une réalité politique avec un œil plus critique. Se définissant comme un « activiste de la démocratie et des droits de l'Homme&amp;nbsp;», il est également Secrétaire-général de l'Initiative Nationale Palestinienne (&lt;i&gt;al-Mubadara al-Wataniyya al-Filistiniyya&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;), mouvement politique se positionnant comme une alternative à l'OLP et au Hamas, dont il critique la corruption et le népotisme. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;C'est cet homme affable et charismatique que nous avons pu rencontrer en mars dernier, dans son bureau à Ramallah. Et quand on l'interroge sur les réalités politiques et sociales dans les Territoires Palestiniens, la réponse est franche&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ce qu'il s'est passé en Tunisie et en Égypte est, pour nous, une source d'inspiration&amp;nbsp;». Dans ce cadre, M. Barghouti se place ainsi en supporter de la non-violence&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;C'est la meilleure forme de combat. Et la plupart des Palestiniens souhaitent cette voie&amp;nbsp;». Il jette cependant rapidement un regard désabusé sur la situation de l'AP, près de vingt ans après les accords d'Oslo&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Oslo a été un processus à la fois terrible et mauvais. Mauvais car le processus enclenché n'était que temporaire et non final. L'ensemble des problèmes à résoudre ont également été découpés en tranches, avec des arrangements flous, sans réelle supervision et qui ont empêché la création d'un État national palestinien. Une des conséquences en aura été la création d'une AP ressemblant plus à une centrale de supervision au service d'Israël qu'un véritable gouvernement en exercice. Tout le budget va d'ailleurs à la sécurité, et non à l'agriculture ou à la culture&amp;nbsp;». Lorsqu'on l'interroge d'ailleurs sur son point de vue actuel quant au processus de paix, sa réponse est limpide&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Oslo n'est pas spécialement mort. Il est juste découpé en deux tendances&amp;nbsp;: la tendance palestinienne, autour des droits revendiqués par les Palestiniens, qui est aujourd'hui éteinte, et la tendance israélienne, autour de ce qui est bon pour Israël, et qui, elle, existe toujours&amp;nbsp;». &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Conscient de la dégradation de la confiance des Palestiniens envers leurs représentants politiques, Mustafa Barghouti plaide pour un recentrage des moyens politiques palestiniens autour de trois principes&amp;nbsp;: la libération et la liberté des Palestiniens, la démocratie complète et totale et la justice sociale. Mais pour y parvenir, les deux forces politiques que sont le Hamas et le Fatah doivent parvenir à mettre un terme à leur désunion&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il faut d'abord l'unité. Sans unité, pas d'élections. Sans élections, pas de changements. Or, on peut s'interroger sur les motivations réelles des deux mouvements pour les élections annoncées en septembre prochain. Le Hamas et le Fatah ont chacun peur de cette échéance électorale et de ce qu'il pourrait se passer. La tension est clairement présente. De plus, chacun des deux mouvements contrôle et monopolise les médias, ce qui empêche aux autres partis de pouvoir réellement exister. Les manifestations du 15 mars, qui sont une initiative de Palestiniens souhaitant la fin de cette désunion, sont un pas important dans ces aspirations. Cependant, ces manifestations ne changeront pas grand chose, le Fatah et le Hamas continuant de reprendre pour eux toute initiative.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;C'est en ce sens qu'il insiste sur l'inspiration que représentent les révoltes arabes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La population est mécontente de la division et de la corruption. Mais faire tomber un gouvernement en place ne servirait à rien. Il faut une véritable révolution à l'intérieur du système. Il faut changer les mentalités, notamment à l'intérieur d'une administration phagocytée soit par le Fatah, soit par le Hamas. Ce n'est que de cette manière qu'il sera possible de mettre en place un système démocratique complet, reposant également sur les droits économiques et sociaux. L'AP en est encore très loin aujourd'hui. Le Hamas et le Fatah ont ainsi souvent modifié les règles électorales à leurs avantages, et comme chacun des deux mouvements contrôle sa propre administration, à Gaza ou en Cisjordanie, il est difficile de parvenir à bousculer l'état des choses. Comment changer dès lors les mentalités&amp;nbsp;? En permettant de modifier en profondeur le système, en luttant contre les peurs. Mais aussi en interrogeant les partenaires étrangers. Le soutien occidental a permis au Fatah de rester au pouvoir malgré sa défaite aux élections. Or, l'Occident ne pose aujourd'hui aucune question à l'AP sur le suivi des dépenses et sur la manière dont l'argent, avancé par l'Union Européenne, est dépensé en Palestine. Il est temps aujourd'hui de se poser ces questions de bonne gouvernance.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Enfin, M. Barghouti insiste sur le rôle que doit jouer la jeunesse dans ces changements en cours&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ce sont les jeunes qui composent la Palestine d'aujourd'hui. C'est avec eux que doit se créer l'avenir. L'éducation doit devenir la principale considération de l'AP, en mettant en place des fonds pour les étudiants mais aussi en réformant le système d'éducation actuel, qui doit devenir plus transparent et se doter d'une plus grande liberté d'accès. Enfin, il est essentiel que les partis eux-mêmes s'ouvrent à la jeunesse, et se renouvellent de cette manière. C'est aussi cela l'enseignement des révoltes actuelles dans la région&amp;nbsp;». &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1005937234532835545-208733161575126872?l=jaffa-gate.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/feeds/208733161575126872/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/04/rencontre-avec-mustafa-barghouti.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/208733161575126872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/208733161575126872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/04/rencontre-avec-mustafa-barghouti.html' title='Rencontre avec Mustafa Barghouti, Secrétaire-général de l&apos;Initiative Nationale Palestinienne'/><author><name>jaffa gate</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01136397837942035890</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Gqohd0RKFf4/TZXQy350rqI/AAAAAAAAAAw/l6sYd7dCqVA/s72-c/Image5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1005937234532835545.post-8664645989980720783</id><published>2011-03-24T09:04:00.000-07:00</published><updated>2011-03-24T09:04:05.424-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Palestine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Liban'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Conflit'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Israël'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Syrie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Révoltes Arabes'/><title type='text'>La guerre des consensus</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-Rf16BvFz2vY/TYtqwvZI_bI/AAAAAAAAAAs/GayjBZCLIAU/s1600/roquette.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://lh6.googleusercontent.com/-Rf16BvFz2vY/TYtqwvZI_bI/AAAAAAAAAAs/GayjBZCLIAU/s1600/roquette.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'escalade de ces derniers jours en Israël et dans la bande de Gaza, ayant vu le tir de plusieurs roquettes à partir de la bande de Gaza, ainsi que le premier attentat depuis 2004 au cœur même de Jérusalem, relance les supputations quant à nouveau conflit armé entre le Hamas, retranché dans la bande de Gaza, et le gouvernement de Netanyahou-Lieberman. Les menaces d'intervention se font de plus en plus fortes du côté du gouvernement israélien, tandis que l'autorité en place à Gaza souhaite montrer qu'elle reste active et omniprésente dans la lutte pour les droits des palestiniens. Pour la plupart des analystes, ces évènements n'arrivent pas au hasard. Malmené pour sa position de plus en plus proche de la droite extrême, le gouvernement israélien chercherait à détourner l'attention et à rassembler son opinion dans la lutte «&amp;nbsp;contre la terreur&amp;nbsp;», tandis que le Hamas trouverait, dans le combat contre «&amp;nbsp;l'ennemi héréditaire&amp;nbsp;», une voie de sortie à la crise politique que traversent actuellement les deux Palestine, autour de la rupture entre le Fatah et le Hamas.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le cocktail devient beaucoup plus dangereux en prenant en compte les évènements actuels en Syrie et au Liban. Le pouvoir de Bachar el-Assad est, en effet, confronté à une vague de protestations sans pareil depuis la révolte de la ville de Hama en 1982, et qui s'était soldée par une répression féroce. Presque 30 ans plus tard, c'est à Deraa que se concentrent les manifestations, où au moins 15 personnes ont été tuées hier, au sixième jour d'une contestation sans précédent. Quant au Liban, ce dernier connaît également de profonds troubles depuis plusieurs mois, suite au blocage politique exercé par le Hezbollah, redoutant une mise en cause de ses représentants dans l'assassinat de Rafic Hariri en 2005.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La question peut se poser dès lors de l'implicite consensus que représenterait un conflit armé éclatant entre ces différents protagonistes. L'adjonction des révoltes en cours dans tout le monde arabe depuis le début de l'année fait craindre aux pouvoirs en place de connaître le même sort que Ben Ali et Moubarak. La proclamation des états d'urgence qui suivrait une éventuelle guerre contre l'État israélien permettrait de bloquer toute nouvelle contestation populaire, et d'empêcher la chute des dominos politiques que représentent les pions palestinien, libanais et syrien. De même, face à une déstabilisation de sa position géopolitique, et des conséquences survenant à moyen terme sur sa politique étrangère, le pouvoir en place en Israël pourrait avoir la tentation de se lancer dans une ultime offensive contre ses ennemis traditionnels, avec pour but de se protéger durablement une dernière fois avant que les nouveaux régimes arabes ne se ressoudent autour du conflit israélo-palestinien. La probabilité pourrait être alors grande, pour chaque acteur, se lancer dans des provocations en cascade, destinées à engager ce conflit armé.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il est encore trop tôt pour clairement conclure que cette éventualité arrivera prochainement entre Israël, la Palestine, le Liban et la Syrie. Mais, à moins d'une forte intervention de la communauté internationale dans ce conflit latent, sa probabilité n'ira qu'en s'accroissant.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;photo: les restes d'une roquette Kassam, près de Ashdod &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1005937234532835545-8664645989980720783?l=jaffa-gate.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/feeds/8664645989980720783/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/03/la-guerre-des-consensus.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/8664645989980720783'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/8664645989980720783'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/03/la-guerre-des-consensus.html' title='La guerre des consensus'/><author><name>jaffa gate</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01136397837942035890</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh6.googleusercontent.com/-Rf16BvFz2vY/TYtqwvZI_bI/AAAAAAAAAAs/GayjBZCLIAU/s72-c/roquette.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1005937234532835545.post-7682951574749476783</id><published>2011-03-17T02:20:00.000-07:00</published><updated>2011-03-17T02:28:40.767-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prolifération'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Monde arabe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Moyen-Orient'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nucléaire'/><title type='text'>Une catastrophe nucléaire est-elle possible au Moyen-Orient?</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-KxxzyRIZWnc/TYHR2HrqDcI/AAAAAAAAAAo/tNYRWhLu4Bc/s1600/Bushehr-nuclear-power-plant.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="147" src="https://lh4.googleusercontent.com/-KxxzyRIZWnc/TYHR2HrqDcI/AAAAAAAAAAo/tNYRWhLu4Bc/s200/Bushehr-nuclear-power-plant.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La catastrophe nucléaire nippone consécutive au tremblement de terre et au tsunami de vendredi dernier font peser de nombreuses questions sur l'avenir du nucléaire et de ses dangers. Cette question est aussi à l'ordre du jour au Moyen-Orient et au Maghreb, dont plusieurs États se sont lancés, ces dernières années, dans le développement de leurs potentialités nucléaires. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Pour le moment, seuls deux États de la région, Israël et l'Iran, disposent de centrales nucléaires en état ou proche d'un état de fonctionnement. Mais ils risquent, à moyen terme, de ne plus être seuls à détenir ce monopole: plusieurs autres pays ont manifesté leur volonté d'acquérir également leurs propres centrales. Jordanie, Émirats Arabes Unis, Égypte, Turquie, ... ont mis en place plusieurs plans de développement, parfois très ambitieux. La société française AREVA avait ainsi révélé, dans une étude interne en 2008, que la construction de pas moins de 26 centrales étaient projetées, dont 4 d'entre elles semblaient concrètes à court terme. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Les centrales nucléaires ne sont cependant pas tout. Car au-delà de ces centrales génératrices d'électricité, plusieurs réacteurs de recherche existent déjà dans l'ensemble de la région, du Maroc à l'Iran. Le parc nucléaire actuel s'articule autour d'au moins huit réacteurs nucléaires, présents en Algérie, en Égypte, en Libye, au Maroc, en Syrie, en Turquie, en Iran et en Israël. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Les pays Occidentaux contribuent largement à ces politiques de développement de capacités civiles, essentiellement autour des États-Unis, de la Chine, de la Russie et surtout de la France qui, depuis le début de la présidence de Nicolas Sarkozy, s'est fait le héraut de l'énergie nucléaire et de sa promotion dans les pays arabes, autour d'un partenariat avec AREVA. La Russie, elle, s'est surtout investie dans le soutien apporté au développement des capacités nucléaires civiles en Iran. Ailleurs, plusieurs centrales étaient projetées en Tunisie, en Libye et en Égypte avant les révoltes de ces dernières semaines. De même, la Jordanie et plusieurs pays du Golfe Persique ont planifié la construction de centrales génératrices d'électricité, invoquant les pénuries énergétiques à venir dans le cadre de l'après-pétrole. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Guère de danger à l'heure actuelle donc? Probablement. Néanmoins, la promotion active de l'énergie nucléaire menée ces dernières années par les Occidentaux devrait inciter à la prudence. Tout comme le commerce des armes, le nucléaire ne fait pas partie de ces domaines de &lt;i&gt;business as usual&lt;/i&gt;. C'est le cas actuellement dans le cadre de la lutte contre la prolifération et le détournement en vue de se doter d'armes nucléaires, sévèrement encadrés par plusieurs conventions internationales, dont le fameux Traité de Non Prolifération (TNP). Le lieu ne s'y prête néanmoins guère encore concernant les questions environnementales. Le site proposé pour la construction de la centrale jordanienne, près du golfe d’Aqaba, présente ainsi des risques quant à l’écosystème local. De même, l'Iran, qui vient d'achever la construction de la centrale de Bushehr, n'est guère à l'abri de risques sismiques importants, l'exemple du tremblement de terre de Bam en 2003, évalué à 6,5 sur l'échelle de Richter étant là pour le rappeler. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Au-delà du droit au développement du nucléaire civil, tel qu'autorisé dans le cadre du Traité de Non Prolifération, la question de l'impact environnemental et des dangers liés aux accidents nucléaires devra se poser dans les nouvelles politiques d'exportation des capacités nucléaires occidentales. Après l'accident nucléaire que connaît aujourd'hui le Japon, à Fukushima, il conviendra, à l'avenir, de se poser la question de l'éthique du nucléaire également à travers le prisme de l'environnement et des risques encourus dans ce domaine. Le Moyen-Orient et le Maghreb, considérés il y a peu comme l'eldorado du nucléaire du futur, ne devront pas y échapper.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Arial,sans-serif;"&gt;Photo: vue de la centrale nucléaire de Bushehr, en Iran&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1005937234532835545-7682951574749476783?l=jaffa-gate.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/feeds/7682951574749476783/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/03/une-catastrophe-nucleaire-est-elle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/7682951574749476783'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/7682951574749476783'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/03/une-catastrophe-nucleaire-est-elle.html' title='Une catastrophe nucléaire est-elle possible au Moyen-Orient?'/><author><name>jaffa gate</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01136397837942035890</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/-KxxzyRIZWnc/TYHR2HrqDcI/AAAAAAAAAAo/tNYRWhLu4Bc/s72-c/Bushehr-nuclear-power-plant.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1005937234532835545.post-7453086071315985676</id><published>2011-03-14T08:04:00.000-07:00</published><updated>2011-03-14T08:07:30.338-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Libye'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Europe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droits de l&apos;Homme'/><title type='text'>De la politique de complaisance à la géopolitique de la complicité</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh4.googleusercontent.com/-ssUL7AJrc3Y/TX4sICTZvjI/AAAAAAAAAAg/sRtVaA0YuP8/s1600/Sculpture_onu_geneve1.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" src="https://lh4.googleusercontent.com/-ssUL7AJrc3Y/TX4sICTZvjI/AAAAAAAAAAg/sRtVaA0YuP8/s200/Sculpture_onu_geneve1.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Alors que la question d'une zone d'exclusion aérienne reste toujours au stade du simple débat dans les instances internationales, la répression commence à sévir en Libye. Plusieurs ONG, parmi lesquelles &lt;a href="http://www.hrw.org/en/news/2011/03/13/libya-end-violent-crackdown-tripoli"&gt;Human Rights Watch&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.amnesty.org/en/news-and-updates/killing-al-jazeera-journalist-condemned-2011-03-13"&gt;Amnesty&lt;/a&gt;, pointent du doigt les vagues de disparitions et d'arrestations qui suivent l'avancée de l'armée régulière, devenant inexorable de jour en jour. Face à cette répression, touchant également les journalistes étrangers, les Occidentaux, et plus particulièrement l'Europe, témoignent d'une apathie de plus en plus forte, proche par moment de la tétanisation face aux enjeux en cours.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Cette peur d'une intervention internationale dans une région concernée par de larges enjeux géopolitiques n'est pas neuve dans l'Histoire. Plusieurs exemples abondent de la volonté de non-intervention des États occidentaux face à des scénarios identiques. La guerre civile espagnole de 1936-1939 s'est ainsi caractérisée par une volonté inébranlable de neutralité de la part des démocraties libérales, Grande-Bretagne et France en tête. La crainte était de provoquer une déstabilisation importante de la région, au profit des mouvements pro-communistes constituant alors la colonne vertébrale de la République Espagnole. De même, la révolte des kurdes consécutive à la Guerre du Golfe de 1991 témoigne de cette volonté de non-intervention face aux calculs géopolitiques pesant sur le futur de la région. À un Irak avançant dans l'inconnu sans Saddam Hussein fut préféré un Irak continuant de vivre sous la main d'un despote, certes affaibli, mais toujours au pouvoir et donc plus facilement prévisible. Le calcul apparaît comme étant identique dans le cas libyen. L'avenir d'un pays où tout est à reconstruire politiquement, pouvant devenir un nouvel exemple pour ce monde arabe en pleine reconfiguration, et donc s'engageant vers un avenir imprévisible alors que la région représente l'essentiel des réservoirs en hydrocarbures, semble tétaniser les dirigeants politiques occidentaux. Les révoltes et aspirations démocratiques ne sont plus perçues comme facteurs positifs de changement, mais bien comme éléments perturbateurs d'un équilibre instable qu'il est préférable d'entretenir plutôt que de reconstruire. Il n'est cependant pas sans poser de larges conséquences aussi bien sur l'évolution de la région, que sur l'impact même des politiques occidentales en générales, et européennes en particulier.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;En effet, les conséquences d'une telle politique de non intervention et de calculs géopolitiques dans un monde arabe en pleine ébullition seraient très certainement fatales au processus des révolutions en cours. La répression des pouvoirs en place et l'absence d'action de ceux qui se font pourtant les chantres des droits de l'Homme, &lt;i&gt;a fortiori&lt;/i&gt; de leur protection, risqueraient, plus que probablement, de refroidir les ardeurs de ceux revendiquant le changement. Au delà du caractère même d'intervention à mettre en place en Libye, et dans les autres États concernés par les représailles à l'égard de leur population, c'est bien la responsabilité et la légitimité du discours de la communauté internationale en matière de droit de l'Homme qui est ici engagée. L'absence voire le refus de toute intervention ne constituerait pas seulement une perte de crédibilité des démocraties libérales, elle représenterait en outre une géopolitique de la complicité.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Photo: Sculpture dans les jardins du Palais des nations, Genève.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1005937234532835545-7453086071315985676?l=jaffa-gate.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/feeds/7453086071315985676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/03/de-la-politique-de-complaisance-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/7453086071315985676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/7453086071315985676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/03/de-la-politique-de-complaisance-la.html' title='De la politique de complaisance à la géopolitique de la complicité'/><author><name>jaffa gate</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01136397837942035890</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh4.googleusercontent.com/-ssUL7AJrc3Y/TX4sICTZvjI/AAAAAAAAAAg/sRtVaA0YuP8/s72-c/Sculpture_onu_geneve1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1005937234532835545.post-2816631101617438376</id><published>2011-03-11T06:01:00.000-08:00</published><updated>2011-03-11T06:01:16.370-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Palestine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Territoires Occupés'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='démocratie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Autorité Palestinienne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Révoltes Arabes'/><title type='text'>Les Palestiniens eux aussi se préparent à manifester</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-N1hy81-AM0s/TXop_q1-VvI/AAAAAAAAAAc/ZlQnFSjm5hk/s1600/Image3.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="https://lh3.googleusercontent.com/-N1hy81-AM0s/TXop_q1-VvI/AAAAAAAAAAc/ZlQnFSjm5hk/s320/Image3.jpg" width="150" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est une manifestation importante qui se prépare pour le 15 mars prochain dans les Territoires Palestiniens: Réunis autour de l'appel à manifester relayé par facebook (&lt;a href="http://www.facebook.com/W7da.Watanya"&gt;http://www.facebook.com/W7da.Watanya&lt;/a&gt;), les jeunes palestiniens appellent à se rassembler en Cisjordanie et à Gaza pour mettre fin à la division entre le Hamas et l'Autorité Palestinienne. Cette division, qui a vu la partition des Territoires en deux zones politiques, Gaza et la Cisjordanie, n'entretenant plus de contacts entre eux, est considérée, pour la plupart des Palestiniens aujourd'hui, comme le principal obstacle à tout essai visant à parvenir enfin à l'établissement d'un État palestinien indépendant. Inspiré des révoltes arabes en cours dans la région, le mouvement appelle à retrouver l'unité autour de plusieurs points forts: la libération de tous les prisonniers politiques  &lt;span style="background: none repeat scroll 0% 0% rgb(255, 255, 255);"&gt;détenus dans les prisons de l'Autorité palestinienne et du Hamas, la démission des deux gouvernements et la mise en place d'un gouvernement d'union nationale, la restructuration de l'OLP afin de rassembler toutes les couleurs du spectre politique palestinien et l'organisation d'élections présidentielles et législatives dans un temps choisi par toutes les factions. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="background: none repeat scroll 0% 0% rgb(255, 255, 255);"&gt;L'exaspération est, en effet, de plus en plus forte dans la population palestinienne, contre la situation politique actuelle qui voit s'opposer, depuis 2007, le Hamas et le Fatah. Les révoltes arabes auront finalement été le déclencheur des revendications qui se servent également de Facebook et des réseaux sociaux pour parvenir à s'organiser. Ces revendications des jeunes ne sont d'ailleurs pas anodines, dans une société où les moins de 25 ans représentent 50% de la population: Mécontente de la corruption et de la désunion, la majorité des palestiniens estiment que seule l'unité permettra de répondre enfin aux attentes et répondre aux enjeux liés à l'occupation des territoires par Israël, mais également à la situation économique désastreuse dans laquelle se trouve la majorité des jeunes à l'heure actuelle. Pour ces jeunes, ce n'est que par l'unité que de vraies élections pourront se tenir et permettre le changement. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="background: none repeat scroll 0% 0% rgb(255, 255, 255);"&gt;Quelles seront les réactions des deux principaux mouvements concernés, à savoir le Fatah et le Hamas? La question est posée. Cependant, les tentatives de récupération semblent déjà être présentes. Plusieurs cadres du Fatah exposaient ainsi dernièrement leur appui à l'initiative, affirmant qu'elle rejoignait les principes et aspirations demandées par le parti: «&amp;nbsp;l'autorité est avec le peuple et le peuple est avec l'autorité&amp;nbsp;» déclarait ainsi la semaine dernière le responsable du Fatah pour les Mobilisation Populaires. Cependant, selon Mustafa Barghouti, leader de l'Initiative Nationale Palestinienne et ancien candidat à la présidence de l'Autorité Palestinienne, tant le Fatah que le Hamas craignent les rassemblements annoncés: «&amp;nbsp;Les deux mouvements ont peur des réclamations et des conséquences qu'elles pourraient avoir sur les élections annoncées. Le Fatah et le Hamas tentent ainsi de jouer la carte de la récupération afin d'anticiper les risques. La tension est présente&amp;nbsp;». Selon lui enfin, la manifestation du 15 mars sera «&amp;nbsp;importante mais pas déterminante. D'autres pourraient jouer un rôle plus essentiel, comme celles annoncées pour le 15 mai prochain autour de la question du droit au retour des réfugiés palestiniens&amp;nbsp;». &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1005937234532835545-2816631101617438376?l=jaffa-gate.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/feeds/2816631101617438376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/03/les-palestiniens-eux-aussi-se-preparent.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/2816631101617438376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/2816631101617438376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/03/les-palestiniens-eux-aussi-se-preparent.html' title='Les Palestiniens eux aussi se préparent à manifester'/><author><name>jaffa gate</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01136397837942035890</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-N1hy81-AM0s/TXop_q1-VvI/AAAAAAAAAAc/ZlQnFSjm5hk/s72-c/Image3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1005937234532835545.post-8495421174529598778</id><published>2011-02-25T06:39:00.000-08:00</published><updated>2011-02-25T06:42:19.510-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='démocratie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Moyen-Orient'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='agriculture'/><title type='text'>Les révoltes aussi de la faim?</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_GmNYlW8qAlc/TUVzpVEgF0I/AAAAAAAAAAY/3OFeOArROeM/s1600/AFP_110106manifestation-tunisie_8.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="180" src="http://1.bp.blogspot.com/_GmNYlW8qAlc/TUVzpVEgF0I/AAAAAAAAAAY/3OFeOArROeM/s320/AFP_110106manifestation-tunisie_8.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Le traitement médiatique actuel porté sur les révoltes arabes porte essentiellement sur les revendications pour la fin des dictatures et l'accès aux libertés et à la démocratie. Cependant, d'autres revendications vont vite peser sur le devenir des États arabes aujourd'hui entré dans une phase de transition politique voire démocratique: celles portant sur l'accès à l'alimentation et à des prix enfin raisonnables pour les denrées alimentaires. Il est essentiel de se rappeler que les révoltes en Tunisie et en Égypte ont vu de nombreux manifestants brandissant ostensiblement une baguette de pain. Il ne s'agit pas d'une situation propre au marché intérieur de ces deux pays, mais bien d'une réalité touchant à l'ensemble des États du Maghreb et du Moyen-Orient.   &lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Deux ans après les émeutes meurtrières contre la vie chère et l’inflation qui avaient secoué une trentaine de pays dans le monde, dont Haïti, une nouvelle flambée des prix des denrées alimentaires est annoncée pour 2011. La cause ici n'en serait plus seulement la spéculation sauvage, comme ce fut le cas en 2008-2009, mais également les changements climatiques, qui pèsent sur les récoltes et donc sur leurs prix. L'organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation, la FAO (Organisation de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation), a d'ailleurs tiré la sonnette d'alarme en décembre dernier: l’indice mesurant les évolutions de prix de produits de base comme les céréales, l’huile, produits laitiers, viande, et sucre, était parvenu, à cette date, à son plus haut niveau depuis sa création en 1990. Et dans ce schéma de hausse des prix, les populations arabes seront parmi les plus touchées. Alors que l&lt;span style="font-family: Times New Roman,serif;"&gt;a part de l'alimentation dans les dépenses des ménages représente pour la Tunisie, 25% et pour l'Égypte 42%, ces mêmes pays sont&lt;/span&gt; dépendants des importations en céréales et en riz à 75% pour l'Algérie, à 85% pour la Tunisie et à 100% pour le Yémen, et donc soumis à une forte augmentation de ces denrées essentielles&lt;span style="font-family: Times New Roman,serif;"&gt;.&lt;/span&gt; Il est donc de plus en plus probable de voir survenir, à court ou à moyen terme, de nouvelles émeutes de la faim, dans des pays déstructurés dans leur approvisionnement alimentaires.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Plusieurs économistes, parmi lesquels Sen et Fitoussi, ont mis en évidence la corrélation entre famine et dictature. Et face aux modifications climatiques en cours, les populations des pays plus faibles seront à nouveau en première ligne des catastrophes sociales à venir. Il y aura donc encore des révoltes, où la loi du plus fort prévaudra. Et cette loi du plus fort, à l'avenir, sera incarnée dans celui qui contrôlera les moyens de productions alimentaires, ou pourra influer sur leur prix. De nouvelles dictatures pourraient donc apparaître, touchant encore plus des populations déjà fragilisées dans leurs droits et libertés. Il est donc nécessaire d'être attentif à ces liens entre capitalisme, ressources alimentaires et démocratie. La promotion des droits universels doit également passer par un accès à tous aux ressources de vie de base. L'oublier revient, d'une certaine manière, à mettre en danger ces démocraties naissantes.  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1005937234532835545-8495421174529598778?l=jaffa-gate.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/feeds/8495421174529598778/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/02/les-revoltes-aussi-de-la-faim.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/8495421174529598778'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/8495421174529598778'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/02/les-revoltes-aussi-de-la-faim.html' title='Les révoltes aussi de la faim?'/><author><name>jaffa gate</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01136397837942035890</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GmNYlW8qAlc/TUVzpVEgF0I/AAAAAAAAAAY/3OFeOArROeM/s72-c/AFP_110106manifestation-tunisie_8.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1005937234532835545.post-6938453624922803980</id><published>2011-02-20T02:56:00.000-08:00</published><updated>2011-02-20T03:08:51.467-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Iran'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='démocratie'/><title type='text'>Asghar Farhadi, Jafar Panahi et le cinéma iranien</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.meaus.com/00140-asghar-farhadi-2009.JPEG" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.meaus.com/00140-asghar-farhadi-2009.JPEG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;C'est donc Asghar Farhadi, réalisateur iranien du film "Une séparation", qui se sera vu remettre l'Ours d'Or du festival&amp;nbsp; du film de Berlin. Cette distinction, en plus de se&amp;nbsp; faire dans un climat politique incertain, marqué par les manifestations en cours en Iran, témoigne de la force et de la vitalité du cinéma iranien, et de son combat pour la liberté d'expression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cinéma a depuis toujours été un grand vecteur de liberté, à travers des films dénonçant l'obscurantisme et le totalitarisme (le &lt;i&gt;Dictateur&lt;/i&gt; de Chaplin en est l'exemple le plus utilisé), mais également en jouant, à l'intérieur des dictatures, sur les failles de la censure pour parvenir à exprimer et à rapporter. C'est ce qu'il se passe aujourd'hui en Iran, avec des réalisateurs tels que Asghar Farhadi mais également Jafar Panahi, Rafi Pitts, Bahman Ghobadi, Abbas Kiarostami et Samira Makhmalbaf, entre autres. &lt;i&gt;The Hunter&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;À propos d'Elly&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les Chats persans&lt;/i&gt;,... témoignent du besoin de s'exprimer face à un couvercle politique oppresseur qui ne permet en aucune façon d'émettre des critiques envers le système au pouvoir. Et c'est en circulant à travers le double langage que le cinéma iranien parvient à dénoncer et à démontrer de sa vitalité et de la force d'expression de ses auteurs. Ces cinéastes sont d'ailleurs en première ligne des poursuites et des condamnations émises par le régime en place. Jafar Panahi, déjà incarcéré pendant plus de trois mois en 2010, a ainsi été condamné le 29 décembre 2010, en compagnie de Mohammad Rasoulof, à 6 ans de prison, ainsi qu'à une interdiction de tourner des films pendant vingt ans. Tandis que d'autres réalisateurs plus chanceux sont soit contraints à l'exil, soit voient leur film interdit d'écran.  &lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-family: inherit; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;En tentant de condamner au silence des personnalités comme celle de Panahi, le régime iranien cherche à noyauter un des mouvements d'expression qui, avec les jeunes et les femmes, &lt;span style="font-size: small;"&gt;constitue un des moteurs des changements de mentalités en Iran. Autour des deux autres mouvements qui se mobilisent pour transformer la société, les cinéastes iraniens s'investissent en effet pour une société iranienne plus ouverte, remettant en cause l'islam politique et le fonctionnement de l'État tel que défendu par les conservateurs. Au même titre que les manifestations demandant la fin de la dictature en Iran, l&lt;/span&gt;e cinéma iranien fait partie des symboles de l'esprit démocratique qui tend à s'y exprimer aujourd'hui.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-family: inherit; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-family: inherit; margin-bottom: 0cm;"&gt;Rafi Pitts ne s'y est d'ailleurs pas trompé, en demandant des comptes au président iranien Mahmoud Ahmadinejad , dans une lettre ouverte envoyée en décembre dernier: «&amp;nbsp;[Panahi et Rasoulof] tous deux punis de s’être intéressés à leurs compatriotes. Punis d’avoir voulu comprendre les événements de juin 2009. Punis de s’être préoccupés des vies perdues dans les conflits issus des élections.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-family: inherit; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-family: inherit; margin-bottom: 0cm;"&gt;- Y-a-t-il un problème à vouloir comprendre pourquoi des gens sont morts lors de nos dernières élections?&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-family: inherit;"&gt;- Pensez-vous que le pays ignore les violences provoquées par les résultats de ces élections ?&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-family: inherit;"&gt;- Est-ce un crime que Jafar Panahi veuille faire un autre film ?&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-family: inherit;"&gt;- Est-ce un crime que Mohammad Rasoulof veuille questionner la réalité ?&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-family: inherit;"&gt;- Est-ce parce que les cinéastes veulent tendre un miroir pour questionner la société ?&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-family: inherit;"&gt;- Avez-vous peur d’un point de vue qui contredirait le vôtre ?&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-family: inherit;"&gt;Dans ce cas, répondez à la question: “Pourquoi avons-nous eu une révolution?”&amp;nbsp;»&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-family: inherit; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-family: inherit; margin-bottom: 0cm;"&gt;Tourner librement aujourd'hui en Iran est donc un acte de résistance et de manifestation. C'est aussi un symbole à ne pas oublier en achetant son ticket à l'entrée de son cinéma favori.  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1005937234532835545-6938453624922803980?l=jaffa-gate.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/feeds/6938453624922803980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/02/asghar-farhadi-jafar-panahi-et-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/6938453624922803980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/6938453624922803980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/02/asghar-farhadi-jafar-panahi-et-le.html' title='Asghar Farhadi, Jafar Panahi et le cinéma iranien'/><author><name>jaffa gate</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01136397837942035890</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1005937234532835545.post-3563394780152530324</id><published>2011-02-16T02:21:00.000-08:00</published><updated>2011-02-16T04:42:32.292-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Iran'/><title type='text'>De l'Égypte à l'Iran</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/tehranbureau/25BahmanBoxChecks.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/tehranbureau/25BahmanBoxChecks.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;La référence est anecdotique mais témoigne de l'attention portée par les analystes sur la question: le jour où le président égyptien Hosni Mubarak quittait le pouvoir, l'Iran fêtait les 32 ans de l'arrivée de l'ayatollah Khomeiny à la tête du pays. Deux jours plus tard, le 14 février, plusieurs manifestations éclataient à Téhéran et également dans d'autres villes du pays, autour de slogans demandant la chute du «&amp;nbsp;dictateur Khamenei&amp;nbsp;». Assez rapidement cette fois ci, le président américain Barack Obama et la secrétaire d'État Hillary Clinton ont annoncé leur soutien aux manifestants iraniens, dénonçant les répressions et appelant à l'ouverture démocratique. L'Iran est ainsi apparu pendant quelques heures comme le potentiel prochain domino pouvant tomber dans la région.   &lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La perspective d'une reprise des manifestations contre le régime islamique, telles que celles ayant suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad en 2009, et la renaissance du mouvement vert iranien, contribuent à cette réflexion, encouragée par les parallèles fait entre l'Iran d'une part, et la Tunisie et l'Égypte d'autre part: un pouvoir policier et dictatorial, une économie marquée par un fort taux de chômage et par une confiscation des richesses au profit d'une caste politique, une jeunesse représentant près de 50% de la population et l'effet de la mondialisation des communications favorisant l'échange des idées. Cependant, les comparaisons s'arrêtent là. En effet, à la différence de l'Égypte et de la Tunisie, le pouvoir politique iranien est éclaté entre plusieurs factions antagonistes, ayant leur propre lecture du concept de «&amp;nbsp;république islamique&amp;nbsp;». Le camp conservateur est ainsi divisé entre tenants de la ligne originale posée par Khomeiny, autour de la défense du guide spirituel, et entre défenseurs d'un pouvoir dur incarné par les piliers de la révolution que sont les Pasdarans. Ensuite, le camp réformateur et les opposants regroupés au sein du mouvement vert, sont loin de poser une alternative explicite au régime en place. Peu clair dans ses intentions, ne remettant pas en cause le fondement islamique du régime, et ne parvenant pas à fédérer les opposants autour d'une réponse franche à la crise en cours, le mouvement reste confronté, comme le souligne Fariba Adelkhah, directrice de recherche à SciencesPo-CERI, à un &lt;span style="font-size: small;"&gt;«&amp;nbsp;échec politique en raison de ses divisions internes et de l’inadaptation de son leadership à ses propres attentes&amp;nbsp;». &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Toutefois, les manifestations du lundi 14 février auront représenté un défi pour le régime, plongé dans l'embarras face à ses propres contradictions. Soutenant les révoltes populaires au Maghreb, il aura vu son discours détourné par ceux auxquels il refusait les mêmes droits. Tentant de reprendre la main dans une allocution télévisée hier soir, en direct, le président Ahmadinejad aura, à nouveau, pointé les «&amp;nbsp;éléments extérieurs cherchant à insidieusement déstabiliser la grande nation iranienne&amp;nbsp;», tandis que de nombreux députés du majlis, le Parlement iranien, réclamaient l'arrestation et la pendaison des leaders du mouvement vert, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karroubi.   &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il est difficile de prévoir quelle sera la suite des manifestations de lundi. Aucun nouveau rassemblement ne semble prévu, à l'heure actuelle. De plus, il semble peu probable, comme le soulignent des opposants sur Facebook, que le pouvoir autorise l'occupation de longue durée de lieux symboliques, comme le fut la place Tahrir en Égypte. La suite dépendra donc de la manière dont la population reprendra le discours porté à la fois par les manifestants égyptiens et tunisiens, et par la manière dont les opposants parviendront à proposer une alternative claire au régime en place. Les slogans des dernières manifestations, assimilant le futur du guide Khamenei à celui de Ben Ali et Mubarak semblent propice à tous les pronostics. Reste à voir comment ces appels seront traduits de manière politique.  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1005937234532835545-3563394780152530324?l=jaffa-gate.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/feeds/3563394780152530324/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/02/de-legypte-liran.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/3563394780152530324'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/3563394780152530324'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/02/de-legypte-liran.html' title='De l&apos;Égypte à l&apos;Iran'/><author><name>jaffa gate</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01136397837942035890</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1005937234532835545.post-4230458326809794763</id><published>2011-02-14T07:24:00.001-08:00</published><updated>2011-02-14T07:57:12.132-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='démocratie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Egypte'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Turquie'/><title type='text'>L'exemple turc?</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.armenews.com/IMG/arton24781-243x345.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.armenews.com/IMG/arton24781-243x345.jpg" width="225" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Depuis le début des soulèvements en Tunisie et en Égypte, et la chute des anciens présidents Ben Ali et Mubarak, l'analyse de la transition politique en cours au Maghreb met en avant le modèle turc comme étant l'exemple à suivre pour une transition démocratique réussie. Représenté par un parti démocrate-musulman pragmatique, l'AKP, le modèle politique turc est désigné comme le plus à même à conjuguer habilement ouverture démocratique et mouvement islamique.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Cependant, l'exemple turc contient également une part d'ombre qui peut permettre d'approfondir le questionnement quant aux chances de réussite de la transition démocratique en Égypte, autour du rôle dévolu à l'armée. En effet, particulièrement influente économiquement en Turquie, les forces armées turques occupent également une place politique ayant longtemps pesé sur le devenir démocratique de la République fondée par Mustafa Kemal Atatürk. À travers le conseil national de sécurité, les militaires, qui ont longtemps par le passé joué un rôle politique de premier plan dans le pays, continuent à revendiquer une place dans les grandes décisions à prendre pour la gestion de la Turquie. En arrière-plan de ces logiques de confrontation figure le concept de «&amp;nbsp;l'État profond&amp;nbsp;» (&lt;i&gt;devlet baba&lt;/i&gt;) défini par l'état-major et les services de renseignement présents au sein de l'État. La Turquie a d'ailleurs longtemps vécu sous la menace de coups d'État militaire à répétitions (tous les dix ans selon l'adage local), dans lesquels l'armée affirmait se porter garante des fondamentaux de la république turque, face à ce qu'elles présentaient comme des menaces fondamentales à l'essence même de l'État. De nouvelles tensions sont d'ailleurs encore survenues en 2009 et 2010, autour de la menace d'un putsch face aux projets de réformes défendus par l'AKP.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Dans la transition en cours en Égypte, l'exemple du rôle occupé par l'armée dans la gestion politique de la Turquie doit donc être en tête, au moment où l'armée égyptienne annonce prendre &lt;i&gt;"en charge la direction des affaires du pays provisoirement"&lt;/i&gt;  pour une période pouvant durer six mois &lt;i&gt;"ou jusqu'à la fin des élections législatives et pour la présidence de la République"&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, tout en annonçant la suspension de la constitution et la mise en place d'une commission chargée de veiller aux nécessaires amendements. Il conviendra donc de suivre quel sera la définition de «&amp;nbsp;l'État profond égyptien&amp;nbsp;» envisagé par l'armée, et quel rôle les forces égyptiennes choisiront d'y jouer. &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;Le risque pourrait être présent de voir évoluer l'Égypte vers une «&amp;nbsp;démocratie de façade&amp;nbsp;» ou  &lt;i&gt;dimuqratiyyah shikliyyah&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, dans laquelle des ouvertures ne se sont réalisées que dans des domaines très limités, notamment dans un pluralisme contrôlé en arrière-plan par l'armée et les forces de sécurité. À moins que ces services ne parviennent à dépasser la logique qui a été la leur durant ces dernières décennies, et se penchent enfin sur la définition d'un «&amp;nbsp;État profond&amp;nbsp;» incluant les aspirations des millions de citoyens égyptiens.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1005937234532835545-4230458326809794763?l=jaffa-gate.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/feeds/4230458326809794763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/02/lexemple-turc.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/4230458326809794763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/4230458326809794763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/02/lexemple-turc.html' title='L&apos;exemple turc?'/><author><name>jaffa gate</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01136397837942035890</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1005937234532835545.post-425689083527170616</id><published>2011-02-12T06:51:00.000-08:00</published><updated>2011-02-15T02:36:36.715-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Maghreb'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Europe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Moyen-Orient'/><title type='text'>De la transition politique à la transition démocratique</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.afriqueactu.net/wp-content/plugins/RSSPoster_PRO/cache/1ad1b_02022011_AP110130027201-558.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="165" src="http://www.afriqueactu.net/wp-content/plugins/RSSPoster_PRO/cache/1ad1b_02022011_AP110130027201-558.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La démission d'Hosni Mubarak de la présidence de l'Égypte et les manifestations en cours en Algérie et au Yémen, un mois après la chute de Ben Ali le prouvent: l'ensemble du monde arabe vit en ces derniers jours un des plus grands basculement politique de son histoire. Depuis le début de l'année 2011, jamais en aussi peu de temps, sur un espace aussi large et avec une telle intensité, la région ne s'était révoltée contre ce qui était désigné comme «&amp;nbsp;l'ordre établi&amp;nbsp;». Le concept de «&amp;nbsp;culturalisme arabe&amp;nbsp;» ayant prôné une exception des peuples de la région à vivre sous un régime démocratique vole enfin en morceaux, témoignant de l'universalité des droits de l'Homme et du bien-fondé de ses principes. Essentiellement cantonnée jusqu'à ces derniers mois dans un rôle négatif, pro-islamiste, anti-israélien et anti-occidental, la «&amp;nbsp;rue&amp;nbsp;arabe&amp;nbsp;» vient de montrer à l'Occident et au monde qu'elle n'était nullement le jouet de régimes autoritaires et répressifs, mais bien le lieu où peuvent s'exprimer les revendications à l'émancipation et à la liberté.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La transition politique est aujourd'hui en cours dans une région dont le leitmotiv institutionnel depuis plusieurs décennies était celui de la «&amp;nbsp;stabilité&amp;nbsp;». Mais cette transition politique n'est pas encore complètement celle de la transition démocratique. Beaucoup d'exemples par le passé ont montré que les soulèvements populaires ne permettent pas directement à un régime répressif de se voir remplacer par une véritable démocratie. La Russie, la Géorgie, la Serbie, mais aussi le Pakistan et l'Iran n'ont pas su convertir l'essai en système réellement représentatif des aspirations de ses peuples et minorités. La construction d'une démocratie demande, bien évidemment, la fin d'un régime oppressif et policier, de même que l'ouverture aux partis politiques pluralistes, la réforme électorale garante de cette participation et l'indépendance du système judiciaire censé contrôler les abus. Mais la construction démocratique demande également la reconnaissance internationale du bien-fondé de ces libérations, et la fin des diplomaties à deux niveaux cherchant à récupérer les verres brisés des révolutions. &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est aujourd'hui face à ces défis que les pays du monde arabe vont devoir se confronter. Mais c'est aussi à ces aspirations que les pays Occidentaux devront répondre. L'Europe pourrait y trouver enfin la voie royale aux questionnements et à ses doutes existentiels. En se posant comme la garante des principes de libertés et d'égalité, en soutenant le processus d'ouverture en cours et en facilitant les aides sociales et économiques qui permettront aux nouveaux élus de ne pas subir le poids des erreurs du passé, l'Europe non seulement ferait acte de contrition pour ses erreurs du passé mais redonnerait également enfin du sens à son propre rôle. Les dispositions légales sont déjà présentes, à travers les principes posés dans le "dialogue méditerranéen". Il n'y manque plus que la volonté politique.  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1005937234532835545-425689083527170616?l=jaffa-gate.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/feeds/425689083527170616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/02/de-la-transition-politique-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/425689083527170616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/425689083527170616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/02/de-la-transition-politique-la.html' title='De la transition politique à la transition démocratique'/><author><name>jaffa gate</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01136397837942035890</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1005937234532835545.post-7436478250815592379</id><published>2011-02-09T04:20:00.000-08:00</published><updated>2011-02-09T04:20:53.617-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Maghreb'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='démocratie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Egypte'/><title type='text'>Construire la démocratie: la voie de la justice transitionnelle?</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Depuis le début des soulèvements et manifestations au Maghreb et au Moyen-Orient, la question lancinante de la reconstruction démocratique occupe les médias et les esprits des analystes et chercheurs tant occidentaux que locaux. Les défis relevés par les sociétés en transitions démocratiques sont immenses. Et, souvent, les dispositifs mis en place ne facilitent finalement qu'une transition non pas démocratique mais politique.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Or, la construction de la démocratie repose avant tout sur la capacité de coexistences de citoyens issus peu ou prou de communautés politiques, sociales, culturelles mais aussi économiques différentes. Dans le cadre d'États ayant vécu pendant plusieurs décennies sur des affrontements et répressions violentes, cette capacité de coexistence se trouve en péril.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La question se pose ainsi vis-à-vis de la Tunisie mais également de l'Égypte. Comment parvenir à créer un tissu démocratique durable dans ces États dont la société s'est construite sur la violence policière, les luttes armées entre factions politiques, le népotisme et la violence? Les différentes propositions se basant sur la promotion de la liberté de la presse, sur la réorganisation des élections, sur le pluralisme politique et sur l'indépendance du système judiciaire sont plus que nécessaires dans la transition en cours, mais ne recréent pas à terme un tissu proto-démocratique essentiel au vivre ensemble. Face à des groupes s'étant durement opposés et affrontés, les États sortant d'un régime oppressif doivent également se pencher sur les éléments nécessaires à la coexistence pacifique à rétablir entre ces différentes composantes. Cette caractéristique essentielle se retrouve dans la «&amp;nbsp;justice transitionnelle&amp;nbsp;». Face à des tribunaux judiciaires chargés d'organiser les poursuites contre les anciens caciques du régimes, ces commissions transitionnelles, temporelles et non punitives, sont chargés, elles, de se pencher sur le sort des victimes et à veiller au recueil des témoignages et à la «&amp;nbsp;libération&amp;nbsp;» des esprits. Le but est bien ici la réconciliation par la vérité. La commission justice et vérité mise en place en Afrique du Sud en est l'exemple le plus emblématique. Mais d'autres commissions ont également existé, au Pérou, en Argentine mais également au Guatemala et au Liberia.  &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le but de ces commissions indépendantes est donc bien de veiller à redonner à des sociétés déchirées la foi en leurs institutions et dans l'établissement d'une vraie transition démocratique. La reconstruction d'un État de droit ne dépend pas seulement des réformes législatives à mettre en place. Elle doit aussi passer par une prise en compte des victimes des tortures et emprisonnements, et par la franchise d'affronter les démons du passé, afin de mieux les exorciser. Dans les différentes propositions émises en vue de permettre à la Tunisie et à l'Égypte d'enfin établir une démocratie à l'intérieur de leurs frontières, ces commissions de réconciliation auraient donc un rôle important à jouer.  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1005937234532835545-7436478250815592379?l=jaffa-gate.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/feeds/7436478250815592379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/02/construire-la-democratie-la-voie-de-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/7436478250815592379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/7436478250815592379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/02/construire-la-democratie-la-voie-de-la.html' title='Construire la démocratie: la voie de la justice transitionnelle?'/><author><name>jaffa gate</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01136397837942035890</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1005937234532835545.post-2867425856966506789</id><published>2011-02-04T07:20:00.000-08:00</published><updated>2011-02-06T13:20:57.794-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Iran'/><title type='text'>L'Iran et les révoltes arabes</title><content type='html'>&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;«&amp;nbsp;Le peuple tunisien est en quête de justice, de fierté, de coopération et de l’établissement des lois et règles de l’Islam pur&amp;nbsp;», affirmait le président iranien le 19 janvier dernier, tandis que le nouveau chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, prétendait, lui, que la révolte en Égypte allait «&amp;nbsp;aider à créer un Moyen-Orient islamique&amp;nbsp;». Ces différentes déclarations ont semé le trouble en Occident, matérialisant la peur d'un scénario «&amp;nbsp;à l'iranienne&amp;nbsp;» des évènements actuel en Tunisie et en Égypte. L'idée d'un renversement de régimes jusque là pro-occidentaux, à l'image de celui du Shah d'Iran, suivi d'une prise de pouvoir par les islamistes radicaux, comme ce fut le cas avec Khomeiny en 1979, occupe les esprits. De telles prédictions sont-elles réellement possibles? Et l'Iran pourrait-il devenir le leader d'un Moyen-Orient islamique en émergence?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Deux points sont à mettre en évidence dans ce plan de communication menée par l'administration Ahmadinejad : vis-à-vis de l'extérieur tout d'abord, dans la réflexion que le régime fait des opportunités géopolitiques que lui offriraient la chute de Moubarak. Le vide politique et l'instabilité laissée par un tel départ permettrait au pouvoir en place à Téhéran de continuer à asseoir son rôle de plus en plus incontournable au Moyen-Orient, en voyant mis de côté les États jusqu'ici obstacles à son assise régionale. Mais surtout à l'intérieur ensuite, en parvenant à ressouder autour d'un discours  «&amp;nbsp;nationaliste islamique&amp;nbsp;» une population considérée comme «&amp;nbsp;suspecte&amp;nbsp;» depuis les manifestations de 2009. Et, par la même occasion, suffisamment effrayer ceux qui souhaiteraient que l'Iran rejoigne les révoltés des pays voisins.  C'est en ce sens qu'il faut d'ailleurs comprendre l'intensification des exécutions capitales depuis le début de l'année 2011. Human Rights Watch évalue à 73 le nombre de ces dernières depuis le 1er janvier 2011. Et parmi les condamnés figurent, pour la première fois, des exécutions de participants aux manifestations post-électorales, dont Jafar Kazemi et Mohammad Ali Hajaghaei, ainsi que la citoyenne irano-hollandaise Zahra Bahrami, pendue officiellement pour trafic de drogue, mais officieusement, selon plusieurs analystes, pour sa participation aux manifestations antigouvernementales. Le but serait donc bien d'effrayer les citoyens iraniens tentés par de nouveaux soulèvements à l'image des ceux survenus en 2009. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Par ces déclarations et politiques de condamnations, l'administration Ahmadinejad tenterait plutôt de reprendre la main dans un dossier qui pourrait menacer directement le régime en place. Car les exaspérations rencontrées aussi bien en Tunisie qu'en Égypte, en Jordanie ou au Yémen sont présentes en Iran:  une politique clientéliste menée par le régime, et plombant le développement économique du pays, une jeunesse bridée et dont l'accès aux emplois correspondant au niveau d'études reste problématique, une presse mise au pas et des libertés totalement absentes dans un cadre répressif violent. Les déclarations tant d'Ahmadinejad que de Salehi sont donc avant tout à remettre dans un contexte intérieur iranien particulièrement troublé. Il faudra dès lors également suivre les évènements intérieurs iraniens dans les prochaines semaines. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1005937234532835545-2867425856966506789?l=jaffa-gate.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/feeds/2867425856966506789/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/02/liran-et-les-revoltes-arabes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/2867425856966506789'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1005937234532835545/posts/default/2867425856966506789'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jaffa-gate.blogspot.com/2011/02/liran-et-les-revoltes-arabes.html' title='L&apos;Iran et les révoltes arabes'/><author><name>jaffa gate</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01136397837942035890</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
